En route vers Madrid

Le pélerinage en Espagne a commencé ce samedi, avec une cinquantaine de jeunes picpuciens.

 

 

Dimanche : Suivre le Christ, donner sa vie jusqu'au bout

A la suite des 5 martyrs de la Communauté, les pélerins ont pu aller jusqu'au lieu du martyr de Teofilo pour méditer sur le don de soi, au service de Dieu et du prochain.

"Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. " Lc 9, 23-27

A travers la visite du monastère El Escorial, le groupe a pu retracer le cheminement de ceux qui se sont donnés, et prier pour tous les martyrs, notamment ceux de notre époque, qui souffrent encore à cause de leur foi.

el escorial pélerinage Madird

 

C'est l'occasion de revenir sur la vie de cette l'image de Teófilo :

 


Père Teófilo (Benjamín) Fernández de Legaria Goñi

Martyr le 11 août 1936 à El Escorial

 

Pendant la guerre civile, en Espagne, quatorze confrères furent victimes des agitations. L'un d'eux fut le Père Teófilo Fernández. Né le 5 juillet 1898 à Torralba del Rio, en Navarre, il entra, très jeune, en contact avec notre Congrégation. Garçonnet de dix ans, il fut admis à l'école apostolique de Miranda de Ebro. Après sa profession en 1916 et son ordination en 1923, il était clair qu'il mettrait ses nombreux talents d'esprit et de cœur au service de l'éducation et de la formation. A Rome, il étudia la philosophie et la théologie et obtint un doctorat dans les deux disciplines. Il alla ensuite à l'Université de Salamanque, où il obtint une licence es lettres et devint l'ami du célèbre Recteur, Miguel de Unamuno, qui appréciait les dons du jeune religieux.

Teófilo devint rapidement Supérieur du Collège Martin de Los Heroes à Madrid. Bon directeur, il avait toujours le temps pour accueillir les nombreux visiteurs qui venaient lui demander conseil. Dans la lutte pour le maintien de l'enseignement catholique, il joua un rôle important, sur le plan national, au point que Ibañez Martin, ministre de l'éducation nationale et frère d'armes de Teófilo, le cita en exemple. En août 1935, Teófilo est nommé Supérieur du Scolasticat à El Escorial. Il avait atteint ainsi l'idéal de sa vie. Pendant sa courte période de Supériorat, il stimula et encouragea les études, surtout l'étude et la pratique du chant grégorien qui avait ses faveurs.

La situation politique du pays était devenue de plus en plus tendue, et la guerre civile éclata. Dans ces circonstances, les Pères du Scolasticat se demandaient s'il était indiqué de laisser les étudiants à El Escorial. Le 18 juillet 1936, Teófilo alla à Madrid, pour en discuter avec le Père Provincial. Il fut décidé de laisser provisoirement les étudiants au Scolasticat. Mais le Supérieur craignait pour l'avenir.

 

Biographie des Bienheureux  martyrs d’Espagne

Le 24 juillet, la maison fut réquisitionnée comme hôpital auxiliaire, mis à la disposition des miliciens de gauche et les Pères durent se déclarer prêts à offrir leurs services. Tout alla bien pendant deux semaines. Les confrères firent tout ce qui était en leur pouvoir pour soigner les blessés et souvent ils gagnèrent leur sympathie. Grâce au soutien du maire, ils purent continuer ainsi pendant un certain temps, mais bientôt les ardents communistes commencèrent à exiger toujours davantage. La célèbre meneuse communiste 'la passionaria' intervint et promit son aide à ces communistes si exigeants d'El Escorial.

Le 9 août, le maire trouva plus prudent de transférer les habitants du Scolasticat à Madrid. Seuls le Supérieur, deux Pères et quelques Frères resteraient. Au moment du départ du car, le Supérieur bénit, une dernière fois, ceux qui s'en allaient. Il était très ému. Jusque-là il s'était maîtrisé. Mais ensuite, il ne put cacher son désarroi et ses larmes. Cependant il se reprit vite.

Grâce au rapport d'un père, resté avec lui, nous savons ce qui se passa ensuite. Le mardi 11 août, vers quatre heures de l'après-midi, arriva une ambulance, avec de nouveaux blessés. Le convoi était dirigé par un certain Ferdinand Gallego. C'était un chef communiste. Jusque-là, il y avait eu, à Madrid, a peine de quoi vivre et il fallait recourir aux repas distribués dans le collège de la Congrégation. Quand Gallego arriva, avec ses blessés au scolasticat, celui-ci était bondé, si bien qu'on lui demanda gentiment de bien vouloir s'adresser ailleurs. Gallego refusa et se mit à injurier les Pères. Quand le Supérieur essaya de le calmer, il hurla: "Comment? Le Père Teófilo est encore ici? Je vais donner l'ordre de vous fusiller tous !"

Les actes confirmèrent partiellement ses paroles. Le même soir, vers neuf heures et demie, les communistes vinrent chercher le Supérieur en voiture. Il eut à peine le temps d'écrire un mot à ses parents et à sa sœur: "Adieu! Ne sois pas en peine pour moi. Je meurs pour mon Dieu et pour la paix de ma patrie. Adieu ! "


Teofilo et ses compagnons

 Teófilo fut emmené en voiture hors de la ville. La voiture s'arrêta sur le chemin vers Valdemorille. Tous descendirent. Teófilo était très calme. Il demanda et on lui laissa quelques instants pour prier. Il s'agenouilla et pria. Puis il se leva. Son visage était comme illuminé. Il s'écria: "Mon Dieu ! Pardonnez-leur, comme je leur pardonne". Deux coups de revolver l'abattirent, puis, en ce même lieu, trois autres prêtres furent aussi assassinés. Teófilo avait 38 ans.

Cette nuit-là, le Frère Casimir restait éveillé dans son lit à El Escorial. Il priait. Il vit alors Teófilo entrer dans sa chambre. Il avait le regard serein et il était auréolé de lumière. Il parcourut la chambre, sans rien dire, puis il disparut par l'autre porte. Peu importe la réalité de cette vision, il est certain que, pour Teófilo Fernández et ses confrères, leur mort était celle d'un martyr : la haine contre l'Eglise et la religion était considérée comme la motivation principale de la mise à mort des prêtres et des religieux, dans cette lutte sanglante pour l'avenir de l'Espagne.

 

 

 

Plus que quelques jours avant le départ

50 jeunes partiront dans 2 jours pour un pélerinage sur les traces des cinq martyrs de la foi de la communauté des Sacrés coeurs de Marie et de Jésus.

C'est en musique qu'ils ont lancé il y a quelques jours leur départ :

 

 

 

Vous pourrez suivre leurs découvertes et réflexions au long du pélerinage dans notre rubrique Actualités.

 

VAMONOS A MADRID

Retour sur la soirée du 16 novembre, de préparation au Pèlerinage en Espagne

logomartyrdespagnessccpicpus

Le 16 novembre 2015 s'est tenue la première soirée de préparation pour notre prochain pèlerinage en Espagne, qui aura lieu du 16 au 20 avril 2016.

Le Père Bernard ss.cc nous a introduit au contexte historique de la révolution sociale espagnole et nous avons commencé à aborder les aspects pratiques du pèlerinage.

Un temps de prière pour porter tous les évènements récents survenus à Paris a conclu notre rencontre à la Chapelle Notre Dame de la Paix de Picpus.

Nous avons hâte de rencontrer les nouveaux pélerins qui nous rejoindront pour suivre les pas des 5 martyrs de la foi picpuciens.

Nous vous donnons RDV à la prochaine rencontre le lundi 25 janvier 2016, à 20h.


Les places sont limitées, inscrivez vous avant le 22 Janvier 2016
 !

Activité ouverte aux personnes extérieures à Réseau Picpus. 

Pour tout renseignement et inscription :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Visuel feuille de don 16-17

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