Bibliographie sur le thème d'année 2014-2015

 

Retrouvez la bibliographie réalisée par Bérengère, Claire et Marie - responsables de Lire aux Eclats et Conférences - sur le thème d'année Entre appels et réponses : "avance au large " (Luc 5, 4)

 

Par une blessure engendrée …Introduction à la notion d’Appel chez Jean-Louis Chrétien.
Benoît Thirion
In : Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, Tome 100, n°4 , 2002. Pp.742-761

Appelés ? Quand le désir de Dieu rejoint le désir de l’Homme
- Supplément à « Vie Chrétienne » n°445, Mars 2001.
Isabelle Parmentier.

L’Appel et la Réponse, Jean-Louis Chrétien.
Ed. Les éditions de Minuit. Sept.1992

 

Affronter la décision dans un monde complexe 

Revue Christus n°173 - Janvier 1997


L'événement au regard de la foi –

Revus Christus n°198 - Avril 2003


Vous avez dit vocation?

Ed. Bayard - Christophe Théobald

 

> Lire la problématique de l'année

Entre appels et réponses : "Avance au large !" (Luc 5, 4)

« Il y a dans l'apparition du visage un commandement, (…) et moi, qui que je sois, mais en tant que « première personne », je suis celui qui se trouve des ressources pour répondre à l'appel » (Levinas)

Loin de se réduire à sa dimension religieuse, l’appel est une détermination fondamentale de la condition humaine. Le monde dans lequel nous vivons ne cesse de nous interpeler. Nous sommes nommés dès notre naissance et cette expérience est inaugurale. Nous sommes alors perpétuellement sollicités autant par les autres que les événements du quotidien. Ces sollicitations multiples nous ouvrent à l’altérité et provoquent notre liberté en nous sommant de répondre.

Dans l’expérience de l’appel, nous nous découvrons subitement objet visé et non sujet ou initiateur de la relation. L’interpellation ne s’assimile donc pas à une relation d’égal à égal, mais elle est le lieu d’une asymétrie fondamentale entre l’appelant et l’appelé. Lorsque je suis appelé, je me trouve mis en demeure par quelque chose qui me dépasse et m’excède. Dans cette expérience initiale, je suis mis à nu et ma liberté se trouve mise en suspens. Pourtant, l'appel n'est visible et ne devient réalité que lorsqu'il est reçu. Si je suis passif lorsque l’appel me touche, c’est bien ma propre réponse qui atteste de la pertinence de cet appel. Comme le dit Jean-Luc Marion dans son ouvrage Etant donné (§ 26) « l'appel ne se donne phénoménologiquement qu'en se montrant dans une réponse ». D’autant plus que, si l’appelant est celui qui initie l’appel, rien n'est dit, ni ne peut être définitivement dit de son identité. Il est tout aussi bien l'Etre - chez Heidegger - que Dieu - chez Lévinas -, l'œuvre d'art, ou encore le non définissable - chez Jean-Louis Chrétien ou Jean-Luc Marion. Du fait de son caractère énigmatique, l’appel est donc nécessairement indissociable de la réponse.

 

Dès lors, l'appel serait-il agression, sommation, réquisition, convocation, et donc attentat à ma liberté ou sollicitation, incitation à agir, encouragement à l'auto-détermination, bref, invitation à la liberté et à l'accomplissement de soi ? Comment distinguer l'appel d'un mirage ? En quoi ma réponse est-elle condition de transformation du monde et de moi-même ? Selon quels critères l'appel peut-il être considéré comme vocation ?

Trois moments rythmeront notre année : l’expérience de l’appel comme interpellation, l’appel comme responsabilité éthique et politique et enfin la réponse comme vocation et accomplissement de soi.

 

1- L’expérience de l’appel comme interpellation.

L'appel comme interpellation n’est pas comparable à un dialogue où deux interlocuteurs s'entretiennent dans une relation de relative égalité. C'est le lieu d'une asymétrie en laquelle je me trouve appelé, mis en demeure par ce qui m'excède, me dépasse et parfois trouble mon repos. Les vrais appels sont d’abord vécus comme des ruptures. Quelqu’un ou quelque chose m’appelle et, par là même, il pénètre dans mon espace intime, me bouleverse, et me demande de réagir. Un appel provoque l’émotion, le mouvement qui me fait sortir de moi-même et me confronte à l’altérité. Mais, alors que la provenance de l’appel reste confuse, comment distinguer l'appel d'un mirage ?

 

2 - L'appel comme responsabilité éthique et politique.

Si l’expérience première de l’appel se vit sous le mode de la passivité, ma réponse engage ma responsabilité d’être libre. L’appel m’oblige, je suis sommé d’y répondre. L’appel me rend immédiatement responsable d’autrui au sens où je dois répondre de lui. Cette subjectivation de l’appel nous positionne et fait murir en nous les réponses à apporter. Mais quelles réponses? Ecologiques, politiques, sociaux, économiques, intellectuels, artistiques, religieux, les appels que le monde nous lance sont multiples. Quelles sont les causes qui me mobilisent ? En quoi ma réponse à ces appels convoque-t-elle ma liberté?

  

3 – La réponse comme vocation.

Si les prophètes de l'ancien testament (Isaïe, Samuel, Jérémie, Amos) sont des figures paradigmatiques des réponses singulières à l'appel du Tout Autre, les Evangiles en donnent quelques critères concrets dévaluation. Selon quels critères l'appel peut-il être considéré comme vocation ?

La-vocation-de-Saint-Matthieu-Caravaggio-webAu-delà des efforts d'analyse et de la limite de tout discours en cette matière, la mise en lumière par Le Caravage du phénomène de l'appel et de la réponse dans son célèbre tableau « la vocation de Saint Matthieu » nous sera un recours appréciable au terme de notre parcours. Rien dans ce tableau n'évoque drame et tragédie. Par son art, le grand peintre italien du XVIIe siècle montre à la fois la voix, qui ne se voit pas, et l'instant qui ne se figure pas : « Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu, et il lui dit « suis-moi » et se levant, il le suivit. »(Mt, 9, 9).

 

 

 

> Programme de toutes les rencontres de l'année 2014-2015

Interview de Marie



Pour l'année 2014-2015, Réseau Picpus a choisi comme thème d'année l'appel avec cette phrase "Entre appels et réponses, avance au large ! " Marie, Claire et Bérengère viennent d'accepter leur responsablités au sein des Conférences et de Lire aux Eclats.

Marie, cette année avec Bérengère et Claire, vous avez comme mission d’activer tous les neurones de Réseau Pipcus ! Comment as-tu vécu l’appel  de Serge ?

En arrivant à Réseau Picpus, il y a environ 4 ans, j’étais plus impliquée dans la musque : j’étais responsable du groupe liturgique avec Donatienne, il y a 2 ans. J’avais plus une approche artistique du thème qui était développé chaque année au Réseau . Et depuis un certain temps, peut-être le passage entre la vie étudiante et la vie professionnelle, j’ai eu un besoin de formation autre que la vie artistique –en l’occurrence la musique. J’avais une envie d’aborder le thème plus en profondeur, non pas que la musique ne puisse pas se traduire ainsi, mais rencontrer des gens qui puissent nous aider à cheminer tout au long de l’année, recevoir des témoignages. L’appel de Serge a été dans une continuité de tout mon cheminement personnel tout au long de l’année aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle. J’avais besoin d’une autre approche de ce thème.
 
Depuis quelques temps, tu es une fidèle des séances de Lire aux Eclats et des Conférences.
Oui ! Depuis plusieurs années.  Et de par ma formation scientifique, c’est aussi un défi pour moi cette année que d’avoir cette approche anthropologique, spirituelle, littéraire ! Et aussi pour la prise de parole en public, les interventions.

Le thème de l’année « Entre appels et réponses, avance au large » : qu’est-ce que ça t’inspire, quelles sont tes impressions sur ce thème ?
Serge a beaucoup insisté sur les appels et les réponses au pluriel, en effet on est  dans un monde où on est de plus en plus sollcité de toute part, pas seulement dans la Foi, mais aussi au niveau poilitique, professionnel, familiale, personnel, religeeu pour certains. Et c’est vrai que avancer au large, ne pas avoir peur de franchir de nouvelles étapes, de s’engager. Qu’est-ce que c’est de se confronter à l’appel de l’autre, qu’est-ce que ça engage d’avoir une réponse, d’avoir une vision altruiste. C’est-à-dire que cet appel peux aussi me perturber dans mon intimité quotidienne, ma petite routine, ma vie de tous les jours. Le fait que l’Autre puisse m’appeler me bouscule, et c’est ça qui m’intéresse. Dans un monde où tout est in peu incertain et où on est en manque de sens.
 
Du coup, comment vous avez travaillé avec les autres responsables, avec Serge. Comment ça s’organise en fait ?
Ca a déjà débuté en fin d’année, en amont de l’Assemblée Générale du 21 juin, on a discuté avec Serge, Claire, Bérengère et le CA du thème : comment la réflexion a cheminé depuis le thème de l’année dernière sur la force et la fragilité. Etpuis progressivement, on s’est dit qu’il ne fallait pas rester sur ses propres acquis, ne pas avoir peur d’avancer, se dépasser. Donc a progressivement réffléchi sur le thème.

Avec Bérengère qui est également responsable, vous allez voir cet été pour réfléchir ?
Oui dès fin juin, pleins de réunions sont programmées.  D’abord on va solliciter des autours, puis progressivement on va se tourner vers les témoignages vers la fin de l’année. Serge voudrait qu’avec ce thème « avance au large » qu’on ait un guide pratique à la fin de l’année de comment faire des engagements. C’est bien en route !

Suspens à la rentrée pour les intervenants ?
Il y a déjà 2-3 noms auxquels on pense ! C’est pas un thème qui est évident car on a beaucoup de sources d’auteurs qui ne sont pas contemporains. Mais on va creuser, on va avancer au large !

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